Dans cette représentation de Notre-Dame de la Garde, Gwendoline Pieters s’affranchit volontairement de la fidélité architecturale pour livrer une vision intensément personnelle de l’un des symboles les plus emblématiques de Marseille.
La basilique surgit dans un bleu profond et vibrant, presque irréel, ponctué d’astres qui transforment le ciel méditerranéen en espace cosmique. La lune, isolée dans la partie supérieure de la composition, introduit une dimension silencieuse et contemplative. Dans cet univers nocturne, la Bonne Mère ne domine plus seulement la ville : elle semble veiller sur elle.
L’architecture est reconstruite par la couleur. Roses éclatants, violets profonds, orangés et jaunes lumineux se répondent dans une palette volontairement affranchie du réel. Le cerne sombre, puissant et très présent, structure les volumes et donne à l’ensemble une énergie graphique qui évoque autant l’héritage fauve que certaines libertés de l’imagerie contemporaine.
Le choix d’un cadrage vertical accentue encore l’élancement du clocher. Tout conduit le regard vers la statue dorée de la Vierge, placée au sommet de la composition et traitée comme un véritable point de lumière. À ses pieds, l’édifice se déploie dans une profusion de rythmes, d’arches, de lignes et de motifs qui donnent à la pierre une étonnante vitalité.
Mais derrière l’exubérance chromatique demeure quelque chose de profondément marseillais : la présence protectrice de la Bonne Mère, familière et monumentale à la fois. Gwendoline Pieters ne cherche pas ici à représenter Marseille telle qu’on la voit, mais telle qu’elle peut être ressentie et rêvée. La couleur devient alors mémoire, émotion et lumière.
La Bonne Mère apparaît comme un phare dans la nuit : une présence tutélaire suspendue entre la ville, la mer et les étoiles.
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2 200,00 €Prix
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